29 septembre : une rentrée contre la précarité

L’inflation ne cesse de progresser, et dans son sillage, les prix des produits de première nécessité. Réussir à se chauffer, se déplacer, et se loger sont désormais des enjeux quotidiens pour nombre de français-es. Face à ce constat désastreux, quelle est la réaction du gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Elisabeth Borne ? Malgré une communication bien ficelée, leur inaction les trahit. Quelques “chèques inflation” d’un montant dérisoire ne suffisent pas à faire face aux augmentations que nous subissons. 

Et plutôt que mettre en place de réelles mesures qui permettraient aux plus précaires de vivre dignement, le gouvernement annonce comme chantier prioritaire la relance des projets de réformes laissés de côté ou retardés par le début de la crise du COVID19. Ainsi, la réforme de l’assurance chômage est remise sur le tapis. En prévision : un durcissement des conditions d’accès à l’allocation chômage, via l’augmentation de la durée minimum de travail et la diminution du montant de l’allocation chômage. En parallèle, le projet de réforme des retraites vise, quant à lui, à individualiser le financement des retraites par un nouveau système à points. Ils comptent soumettre le montant de nos retraites aux variations inflationnistes tout en supprimant les régimes spéciaux et en retardant l’âge de départ à la retraite. C’est ici tout un système de répartition et de solidarité entre les générations, les travailleur-se-s et les privé-e-s d’emplois qui est attaqué et remis en question ! 

Emmanuel Macron et son gouvernement se dédouanent de toute responsabilité dans cette situation de crise et nous expliquent que la solution est toute trouvée : nous devons “fournir un effort commun”. Un effort qui se traduit en réalité par des économies faites sur notre dos, et par des sacrifices qui nous mettent en danger. Si le président a raison sur un point, c’est que face à cette provocation, c’est bien tous et toutes ensemble que nous devons réagir. C’est une question éminemment politique dont il faut se saisir en tant que retraité-e-s, en tant que travailleur-se-s, en tant que chômeur-se-s, mais aussi en tant qu’étudiant-e-s ! Si de notre côté, nous ne produisons pas de valeur marchande à travers nos cursus universitaires, nous nous formons à un futur métier et nous apprêtons donc à devenir des travailleur-se-s. Nous sommes donc pleinement concerné-e-s, d’autant plus qu’un grand nombre d’entre nous subit déjà le monde du travail : apprenti-e-s, alternant-e-s, stagiaires et étudiant-e-s salarié-e-s. 

C’est pourquoi la Fédération Syndicale Etudiante rejoint les revendications de l’appel unitaire de l’intersyndicale et invite chaque étudiant-e à venir manifester ce 29 septembre prochain ! Nous serons présent-e-s pour défendre une augmentation des salaires et la sauvegarde d’un modèle de répartition et de solidarité. Nous nous mobiliserons également pour la revalorisation des bourses, l’élargissement de leur attribution, ainsi que pour le retour du repas complet à 1€ pour l’entièreté des étudiant-e-s. La précarité n’est pas une fatalité et nous mobiliserons jusqu’à ce que nos revendications soient entendues !

Cette offensive à l’encontre de nos acquis sociaux ne sert l’intérêt que d’une seule et même classe, et la nécessité de nous mobiliser massivement est évidente. Ces acquis ont été gagnés par la lutte, et c’est elle seule qui nous permettra de les protéger et de les renforcer !

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