Qui sommes-nous ?
La Fédération Syndicale Etudiante (FSE) est une organisation syndicale par et pour les travailleur-euses en formation présente sur plusieurs établissements et dans plusieurs villes (voir Nos sections). En tant que syndicat, nous avons pour rôle d’être un véritable outil au service des travailleur-euses que nous organisons, et du milieu dans lequel nous agissons.
Il nous semble important d’avoir une structure qui puisse répondre aux enjeux actuels, avec une volonté de défendre les droits étudiants face aux différentes réformes, mais aussi d’aller en gagner de nouveaux. Nous pensons que les deux rôles principaux que notre organisation doit remplir sont le fait d’apporter une aide d’utilité concrète et de solidarité, mais aussi d’être un réel outil au service du développement des luttes étudiantes.
Nous pensons que les étudiant-es ne sont pas déconnecté-es du reste de la société et c’est pourquoi nous nous inscrivons plus généralement dans les luttes des travailleur-euses : contre le capitalisme et l’impérialisme, contre le sexisme, contre le racisme, l’homophobie et la transphobie, le validisme.
Indépendante des institutions et des partis politiques, les choix de la FSE sont uniquement issus de ses débats internes, guidés par la défense des intérêts matériels et moraux des étudiant-es. Quel que soit son lieu d’étude et ses convictions, n’importe quel-le étudiant-e ou apprenti-e peut nous rejoindre et participer à renforcer notre syndicat.
Nos points d'unité
1er Point : Sur la lutte des classes dans l’Enseignement supérieur
Depuis sa fondation, l’Université produit et diffuse du savoir, au service spécifique des classes dominantes. L’Université que nous connaissons aujourd’hui est une institution au service des intérêts impérialistes et capitalistes, dont le rôle est de maintenir la situation d’exploitation de la classe ouvrière, et le “rayonnement”, soit la domination, de la France du point de vue international : c’est l’Université bourgeoise.
Le développement constant des forces productives engendre un besoin de main d’œuvre spécialisée et d’encadrement toujours plus grand pour répondre aux objectifs économiques de la bourgeoisie impérialiste française, mais aussi à asseoir son pouvoir. La construction même de l’enseignement supérieur moderne se fait dans un contexte de colonisation et de constitution d’une unité nationale derrière la création de l’Etat français.
L’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) connaît ensuite dans les années 1950-1960 un phénomène d’ouverture à une fraction des masses populaires, jusque-là exclue de ces institutions : c’est la massification. Celle-ci repose conjointement sur une adaptation de l’ESR aux besoins économiques et une aspiration plus grande du prolétariat français à l’accès aux études supérieures. Cette massification fait naître de fortes contradictions de classe au sein de l’ESR, que la bourgeoisie tente de réduire vers son seul avantage en libéralisant ce dernier, au détriment de l’intérêt des masses.
Nous aspirons à pouvoir mener librement nos études et recherches, non pas dans l’intérêt d’une minorité possédante, mais pour mettre le savoir au service de notre classe, le prolétariat.
2ᵉ Point : Sur l’Impérialisme et l’Internationalisme
Le système capitaliste se structure à l’échelle mondiale sous la forme de l’impérialisme. Par extension, la lutte des classes se manifeste elle aussi à l’échelle du globe dans des rapports de domination entre les nations impérialistes et les colonies ou semi-colonies.
Organisant la marchandisation des savoirs à l’international avec une mise en concurrence des établissements et laboratoires, cette structuration participe à l’exploitation des États semi-coloniaux par les États impérialistes, qui trouvent là un moyen supplémentaire de mise en valeur de leurs capitaux.
Nous nous opposons à cette structuration organisée pour la captation des recherches issues des colonies et semi-colonies, ce qui a pour double effet de consolider l’influence française et de maintenir dans un état de sous-développement, et donc de dépendance, les pays opprimés. Nous nous opposons aussi à tout accroissement et diffusion de savoirs favorisant les politiques impérialistes, ainsi que le détournement de nos recherches par l’Etat français ou les entreprises afin de soutenir la colonisation et la guerre.
3ᵉ Point : Sur la position de classe des étudiant-e-s
Remettant en cause son rôle supposé de transmission et d’accroissement global des savoirs, l’ESR se voit transférer progressivement une fonction d’acquisition de compétences et de formation professionnelle spécifique, voire ultra-spécialisée, afin de correspondre aux besoins immédiats du patronat, qui se décharge de contribuer à leur financement.
L’insertion professionnelle se veut toujours plus précoce, bien avant l’entrée en études supérieures ; et la coercition à s’orienter dans des formations courtes et non-généralistes est de plus en plus intense pour les enfants du prolétariat, en faisant une chair à patrons toujours plus jeune et nombreuse. Le système d’alternance, d’apprentissage et de stage se finance, de plus, largement sur fond d’argent public, sans que les patrons n’aient à mettre la main à la poche. Pour l’Université, qui assume désormais des missions de professionnalisation et de formation continue, le coût de la formation du travail tend à reposer sur les travailleurs et les travailleuses elles et eux mêmes, et non plus sur les entreprises.
Ce lien entre ESR et monde du travail est matérialisé par le diplôme, nous reconnaissant des droits sur le marché du travail, garantis par le code du travail et les conventions collectives.
La situation même des étudiants et en particulier des étudiants à l’université ne nous permet certes pas de parler d’une seule classe unie sous le statut d’étudiant, mais l’investissement dans nos études (qui, certes, représentent pour beaucoup un véritable sacrifice), nous rattache à la petite bourgeoisie. Car elle témoigne d’une volonté d’utilisation du système bourgeois dans le but d’une amélioration individuelle et de court terme de nos conditions de travail et de vie.
Certains-es étudiant-es identifient leurs intérêts dans le système bourgeois, parce qu’ils aspirent à en profiter plus tard en devenant pleinement des bourgeois ou petits bourgeois. Cette position est courante, car la société bourgeoise nous fait miroiter l’université comme moyen d’ascension et n’hésite pas à utiliser des exemples précis de transfuge de classe pour justifier cette vision. En réalité, le rôle de l’ESR bourgeois est de former des “intellectuels”, donc le haut du prolétariat, la petite bourgeoisie et la bourgeoisie. D’autres étudiant-es identifient leurs intérêts dans ceux du prolétariat, parce qu’ils sont ou seront exploités quel que soit la durée de leur formation et le diplôme obtenu, ou qu’ils comprennent que la fin de l’impérialisme et du capitalisme est nécessaire pour tous. Par ailleurs, une grande part des étudiant-es venant de famille prolétaires ressortira de l’ESR sans diplôme, et donc ne bénéficiera jamais de la reconnaissance de ses compétences intellectuelles.
Pour autant, notre but est de rattacher indistinctement tous les étudiant-es à la lutte du prolétariat, car seule elle est progressiste et garantit à toute la société un avenir meilleur. Le rattachement de la petite bourgeoisie au prolétariat est déterminant dans le succès de notre lutte, qui doit être large et unitaire. A ce titre, le passage dans l’ESR, largement majoritaire dans la formation des petits bourgeois, est une occasion immanquable de les rattacher.
C’est pourquoi la FSE prend une part active dans la lutte des travailleur-euses, en se mobilisant à leurs côtés et en poussant ses membres à se syndiquer dans les syndicats professionnels de lutte, en priorité de la CGT, au sortir de leurs études et pendant, quand ils assument une activité professionnelle (job, alternance, stage).
4ᵉ Point : Sur la nécessité du syndicalisme étudiant
Les contradictions de classe, traversant l’ESR, impactent directement l’objet de nos études et de nos recherches, ainsi que notre protection sur le marché du travail. De plus, celles-ci pèsent sur les conditions de formation des étudiant-es issu-es des masses, nous offrant un accès limité aux formations les plus valorisées et dévalorisant les filières auxquelles nous accédons.
Pour autant, ce n’est pas une plus grande opportunité de “transfuge” ou de réussite de notre projet d’étude que nous voulons, mais bien valoriser chaque savoir pour son utilité sociale et en garantissant un accès libre aux connaissances ; l’émancipation de tous-tes par l’accès libre aux savoirs ; et l’accès à un emploi digne, sans légitimation des inégalités de classes au prétexte de nos diplômes ou compétences. Cela passe d’abord par la fin de la précarité étudiante et de la sélection à l’entrée de l’ESR.
La précarité de nos conditions de vie et d’étude, ainsi que l’obligation très répandue du recours au salariat – à la fois seul moyen et principal obstacle à l’obtention du diplôme – n’est qu’un exemple supplémentaire des difficultés rencontrées par les étudiant-es durant leurs études. Elles sont dues à des manquements des services publics, qui contreviennent au principe d’égalité de ceux-ci.
Nous devons reprendre le contrôle de nos services publics. À l’opposé des politiques de libéralisation, qui les donnent au marché et aux entreprises, nous revendiquons que ce soit les usagers, eux-mêmes et non pas l’état, qui les gèrent et les auto-organisent. Cette matérialisation de la lutte des classes dans l’ESR nécessite la reconnaissance d’une forme particulière de syndicalisme : le syndicalisme étudiant.
5ᵉ Point : Sur notre mode d’organisation
Le syndicalisme naît d’une nécessité d’organisation et compte pour mission l’élévation du niveau de conscience du milieu qu’il organise et la construction d’un rapport de force à son avantage. Cette élévation se construit par l’obtention de victoires par la lutte et le renforcement des liens de solidarité entre les étudiant-es par des actions d’utilité concrète. Un syndicat est un outil de conscientisation qui a vocation à adapter ses pratiques et moyens d’action aux évolutions de son milieu afin de s’assurer une efficacité et des victoires régulières, rendues possibles par une activité de terrain quotidienne : c’est là notre double besogne.
Il s’agit donc pour nous, d’ailleurs, de commencer par pousser la diffusion de réflexes syndicaux dans les milieux étudiants qui ne sont pas nécessairement militants : identifier les problèmes, s’organiser pour leur résolution, se syndiquer, rejoindre les luttes en place autour de soi…
De plus, le syndicalisme offre une certaine protection : un soutien large d’autres organisations ainsi que davantage de légitimité vis-à-vis des institutions bourgeoise. Ces conditions proviennent d’un héritage de luttes et de victoires du mouvement ouvrier via l’outil syndical dans lequel nous choisissons de nous inscrire, ainsi que d’une convergence toujours d’actualité de diverses luttes par le biais des organisations syndicales.
Nos pratiques syndicales ne sont pas figées et ne découlent pas de positions de principe. Afin de nous assurer une pratique la plus efficace possible avec la ligne la plus juste, nous accordons une place centrale à la critique et à l’autocritique. Nous cherchons à organiser et former des syndicalistes sincères et conséquents, capables de se mettre au service de la lutte. Néanmoins, ces critiques ne peuvent se poser que dans le cadre d’une lutte constante pour l’unité au sein de l’organisation. C’est pourquoi nous revendiquons le centralisme démocratique, gage de confiance, d’efficacité dans la prise de décisions, et d’une discipline consciente dans leur application.
6ᵉ Point : Sur le syndicalisme de masse
Nous partons du constat que les masses font l’Histoire et que seul le mouvement des masses dans l’action permet d’obtenir de réelles victoires. Ainsi, nous concevons un syndicalisme ancré dans les masses étudiantes, dans leurs lieux d’étude, de vie et de sociabilité. C’est notamment le cas dans les universités de proximité, qu’il faut défendre. Notre syndicalisme est au service des masses et ne doit jamais s’en séparer.
Nous nous revendiquons d’un syndicalisme de masse, qui ne se matérialise pas uniquement par le nombre de syndiqué-es dans l’organisation, mais principalement par notre pratique de masse quotidienne, puis un attachement à une ligne idéologique juste et des efforts pour la rendre accessible. Toute revendication, toute lutte et toute action ne peut aboutir qu’avec la participation et le soutien actif des masses. Nous refusons de nous enfermer dans un entre soi militant coupé des masses et tirons cette leçon du bilan des organisations étudiantes nous ayant précédé.
De plus, les membres de l’organisation sont libres d’afficher et de revendiquer leurs opinions politiques et croyances, ou de revendiquer leur appartenance à d’autres organisations, tant que celles-ci ne sont pas en contradiction avec nos principes de base. Notre organisation vise à rassembler largement, y compris en ayant des divergences sur certaines questions spécifiques, tant que l’unité est sincère autour des principes de nos points d’unité et dans la pratique.
7ᵉ Point : Sur l’indépendance et la combativité des syndicats
Comme syndicat étudiant, nous reconnaissons qu’il n’y a pas d’indépendance souhaitable de notre organisation vis-à-vis du mouvement ouvrier. Nous conservons néanmoins une volonté d’autonomie d’organisation afin de maintenir vivante la lutte démocratique interne et la lutte pour l’autonomie financière, éléments centraux dans une pratique militante correcte. Nous cherchons à servir le mouvement ouvrier le plus avancé sous toutes ses formes, notamment syndicale, et nous laissons la possibilité de nous coordonner avec ou de rejoindre des organisations partenaires pour formaliser une unité d’action plus concrète.
Nous nous défendons de toutes dérives cogestionnaires et corporatistes nous enfermant dans des logiques d’isolement et de la passivité légaliste et institutionnelle. De par son champ de revendication réformiste, le mode d’organisation syndical peut être employé comme tampon entre l’Etat et les masses, permettant de pacifier les luttes par la négociation : c’est ce qui définit la différence entre nous et les syndicats traîtres. Nous dénonçons la cogestion biaisée qui nous est proposée, qui a pour seul rôle de domestiquer le syndicalisme en l’associant à l’application des réformes gouvernementales au service de la bourgeoisie.
C’est notre combativité vis-à-vis des institutions bourgeoises qui permet à la fois notre efficacité et l’élévation du niveau de conscience des étudiant-e-s. Nous devons être capables d’entrer en conflit ouvert avec des institutions, sans avoir peur que la perte d’aide financière ou matérielle affecte notre activité.
8ᵉ Point : Sur le syndicalisme, outil des personnes opprimées
Le syndicalisme, s’il se veut victorieux, doit intégrer la lutte contre toute forme de domination servant les intérêts capitalistes. Les structures patriarcales, racistes et validistes sont modalisées par et entretiennent le capitalisme en organisant conjointement les exploitations économiques des groupes qu’ils oppriment. Ces rapports de domination expliquent une grande partie de l’organisation de l’université et les problématiques qui la traversent : ségrégation et sélection raciale envers les étudiant-es étranger-es, invisibilisation, répartition genrée entre les filières, et exclusion des personnes handicapées… sont autant d’exemples qui destinent ces étudiant-e-s à une sur-exploitation une fois rentré-e-s sur le marché du travail.
Nous menons le combat devant être mené sur ces différents fronts. Notre organisation se veut la plus unitaire possible : elle se doit de poser des cadres pour accueillir les personnes opprimées et de s’associer avec celles qui s’auto-organisent, mais surtout que celles-ci voient en la FSE le meilleur outil pour s’émanciper. Ces cadres peuvent être des lieux d’organisation comme de formation. C’est pourquoi nous luttons contre ces rapports de domination internes aux masses, tant dans notre organisation que dans les luttes sociales ou nos lieux de sociabilité. Nous nous revendiquons donc antiracistes, féministes et anti-validistes.
Nous défendons un ESR accessible et émancipateur et nous engageons dans la lutte contre les oppressions, car nous avons besoin de tous-tes les opprimé-es pour mener à bien la lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, qui ne tomberont pas sans que ne tombent les oppressions.
9ᵉ Point : Sur la lutte antifasciste
La bourgeoisie gouverne habituellement par la démocratie libérale. Cependant, en temps de crise économique et avec les révoltes populaires qui peuvent s’en suivre, la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste peut s’appuyer sur des parties des masses pour gouverner. Elle peut donc se soustraire à la démocratie libérale si cela est nécessaire pour maintenir sa domination en employant des moyens dictatoriaux, notamment en coupant les appareils de gouvernance “démocratiques” habituels (élections, conseils, etc), en s’attaquant en premier lieu aux personnes opprimées et aux libertés politiques ou syndicales, en utilisant des groupuscules pour asseoir sa domination dans la rue, en parallèle de la mise en place toujours plus évidente d’un état policier. Cela permet pour le pouvoir bourgeois la diffusion de la terreur parmi les masses ; il espère ainsi gagner leur docilité.
Si le fascisme est une problématique de masse devant préoccuper la société entière, il connaît des manifestations particulières dans l’ESR. Des groupuscules fascistes et réactionnaires servant l’ordre bourgeois peuvent directement s’en prendre aux organisations, parfois en collusion avec les instances administratives, notamment par des groupes “antiblocages” violents. Nous devons faire tout notre possible pour les virer de nos lieux d’études.
Depuis plusieurs années, la répression syndicale tend à se formaliser et à s’institutionnaliser. Plus récemment, nous sommes passés à une phase de criminalisation de l’activité syndicale en elle-même. Sous couvert de menace terroriste, la justice de l’État français sanctionne voire emprisonne de plus en plus de ses opposant-es. Les présidences d’université se sont dotées d’une armée de vigiles qui, à défaut de pouvoir prévenir une attaque terroriste, servent en réalité à entraver l’action syndicale sur les campus.
Ainsi, nous défendons la liberté de nous réunir, de véhiculer nos idées sous toutes formes. Nous luttons contre tout manquement aux libertés syndicales et associatives et contre la répression des luttes, dans l’ESR et partout en France. Nous luttons contre la banalisation des discours fascistes et voyons dans l’antifascisme une pratique de masse, nécessitant une vigilance permanente. La sensibilisation et la mobilisation des étudiant-es doivent servir cette lutte fondamentale. Nous devons, pour cela, veiller à ne pas véhiculer la peur, le découragement ou la perte d’ambition dans nos luttes.
10ᵉ Point : Sur la lutte syndicale et la transformation sociale
Le système capitaliste, mis en place par la bourgeoisie, est une gangrène qui épuise les travailleur-ses et nos ressources naturelles. Il met en danger l’avenir de l’humanité toute entière, s’attaque à la dignité de tout le genre humain. Les luttes contre ses manifestations les plus flagrantes, comme la lutte contre les oppressions ou le combat écologique, n’ont de sens que lorsqu’elles visent la fin du régime capitaliste et la prise du pouvoir par le prolétariat.
Ainsi, par notre participation ouverte à la lutte des classes, nous assumons vouloir améliorer nos conditions de vie et d’étude, mais aussi plus largement remettre en cause ce mode de production qui organise notre exploitation. Cet effort ne peut passer que par des ambitions révolutionnaires pour la classe ouvrière.
Le destin des étudiant-e-s est étroitement lié à celui des masses populaires, plus particulièrement à ceux de la classe ouvrière. Nous sommes conscient-e-s que le syndicalisme ne se suffit pas à lui-même et qu’il doit remplir son rôle
auprès des masses dans l’élévation de leur niveau de conscience, leur consolidation et leur unité par la lutte. Il s’inscrit dans le sens d’un changement global de société, où chacun-e puisse s’épanouir librement, sans oppression ni exploitation.
Nous savons que le prolétariat est destiné à gagner. Notre optimisme est une conclusion scientifique au vu de l’intensité des contradictions dans l’impérialisme et le capitalisme ainsi que de la force du prolétariat. Il est aussi un devoir pour ne pas abandonner ni trahir. En d’autres termes, notre syndicalisme a pour principal devoir le fait de redonner espoir et conscience au prolétariat qu’il peut gagner et que le changement de société est à portée de main.