FACE AU DANGER FASCISTE, RIPOSTE POPULAIRE !

Pour défendre nos acquis sociaux, nos droits fondamentaux et nos libertés publiques.

Contre le fascisme, le 16 avril, d’ici le second tour et après l’élection, toutes et tous dans la rue !

On nous impose aujourd’hui un second tour sur la pente glissante du fascisme, mettant en concurrence l’accession au pouvoir de son incarnation française et le risque d’une longue dictature autocratique.

Ne nous y trompons pas, le Rassemblement National (RN/FN) fondé par les pétainistes et collabos n’a pas changé malgré une « dédiabolisation » permis par les médias dominants et le parti au pouvoir. Derrière Le Pen se cache un programme de répression sociale visant directement le peuple travailleur, avec les exonérations d’impôts des plus riches et le mépris de notre classe, notamment dans la perte de droits fondamentaux et sociaux des étranger-e-s. C’est tout le sens de la « préférence nationale », pierre angulaire raciste du programme, partant de l’interdiction du port du voile dans l’espace public, jusqu’à mettre à la rue et renvoyer à la mer des centaines de milliers de familles.

Marine Le Pen n’est pas et ne sera jamais une alternative pour notre classe. Derrière sa « présomption de légitime défense » pour les forces de police, c’est l’ensemble de notre camp social qu’elle prévoit de détruire. La « dédiabolisation » a permis un explosion de la parole nationaliste et raciste à droite, des candidats comme Eric Zemmour, Eric Ciotti puis Valérie Pécresse faisant faire tomber dans leurs discours toute digue entre droite « classique » et « extrême droite ».

Admettre le fond fasciste du programme de Le Pen ne peut pas servir de couverture de sécurité à Emmanuel Macron, tant l’autocratie et la répression des libertés publiques ont marqué son premier quinquennat. Celui-ci dirige sans parlement depuis 5 ans, parfois même sans gouvernement au profit de « conseils de défense », ne laissant aucune place à l’opposition et à l’expression de la colère de notre classe. Proposant une réforme constitutionnelle avec la mise en place d’un septennat « renouvelable ou non », il pourrait conserver le pouvoir jusqu’en 2034, voir plus encore.

Le président va jusqu’à compter sur l’abject Gérald Darmanin (formé chez les fascistes de l’Action française) pour réprimer sauvagement la population et traquer les clandestins, se targuant même de doubler par sa droite Marine Le Pen. Il joue un rôle particulier dans la lente pente vers le fascisme, reprenant à son compte les rhétoriques de « l’ennemi de l’intérieur » avec le phénomène abstrait de « l’islamogauchisme », l’adoption de la loi sur les « séparatismes » et le projet inédit de suppression des droits civiques pour celles et ceux qui « s’en prennent » aux forces de police.

Le 16 avril, d’ici le second tour et après l’élection, la mobilisation contre le fascisme est fondamentale tant le danger est sérieux et imminent. Le danger fasciste nécessite une organisation renforcée de notre classe pour affronter les dangers des années à venir. Si aucun coup d’arrêt n’est mis à la politique de Macron, l’élection prochaine du RN à la tête de l’Etat est quasi-assurée. Les récentes mobilisations, tant en métropole qu’en « outre-mer », nous montrent la voie pour nous organiser : le 16 avril, toutes et tous dans la rue contre le fascisme ! Donnons-nous rendez-vous pour un 1er Mai initiant les résistances et offensives du prochain quinquennat !

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