L’heure est à la mobilisation ! Le 10 avril, on se syndique !

La menace de la présence de l’extrême-droite au second tour de l’élection présidentielle, face à un président sortant s’illustrant dans ses politiques réactionnaires et répressives, est à comprendre dans la crise du capitalisme français : crise sociale interne et crise de son influence coloniale/impérialiste. La France se maintient difficilement dans le jeu barbare de la concurrence internationale face aux autres puissances. La bourgeoisie libérale, dont Emmanuel Macron est le meilleur représentant, n’hésite plus à s’appuyer sur une frange politique ultra-réactionnaire pour s’assurer la rentrée de profits. La menace fasciste est sérieuse et ne disparaîtra pas au lendemain du second tour, même avec son éviction du gouvernement. Les préoccupations d’une grande partie de la population doivent déboucher sur une réponse de masse, seule garantie de mettre réellement en minorité les partisans du fascisme, en s’attaquant au problème de fond : l’exploitation capitaliste qui nous broie.

Nous refusons de subir la politique : elle doit être celle que l’on impose dans nos luttes quotidiennes, pour la survie et le mieux vivre, pour se former et travailler dignement, pour profiter de nos proches, de l’art, de la culture, de temps libre, etc. Nous sommes convaincu-e-s qu’un avenir meilleur ne peut se faire sans une réappropriation massive de l’outil syndical et de la rue par les travailleurs-ses et futurs travailleurs-ses.

Aujourd’hui, nombreux-ses sont les français-e-s qui se détournent des urnes, dont une grande partie de la jeunesse populaire. Il faut pouvoir en comprendre les causes, notamment dans l’expression d’une contestation ou résignation face à l’outil du vote et la voie institutionnelle. Nous ne devons pas laisser le système électoral, construit par et pour la bourgeoisie, nous déposséder de notre pouvoir d’agir lorsqu’il sert à canaliser les oppositions. Les dynamiques et oppositions électorales ne sont qu’éphémères, la conscientisation qui découle de la lutte collective, reste. Nous devons ainsi parvenir à nous extraire de ces logiques en construisant un front d’opposition aux politiques de démantèlement de nos acquis sociaux, nous permettant de nouvelles victoires à l’avenir. Les travailleurs et les travailleuses en formation sont seuls juges de leurs intérêts et doivent retrouver leur capacité d’agir et de réagir.

Notre optimisme, nous le trouvons dans les manifestations accrues de la lutte des classes, toujours plus vive ces dernières années : dans la multiplication des grèves, la révolte des Gilets jaunes, où encore la force des peuples luttant pour leur libération, en Kanaky (Nouvelle-Calédonie), dans les Antilles, ou en Corse. Nous aspirons, à notre échelle, à faire émerger l’expression contestataire des étudiant-e-s, broyé-e-s par la sélection et la précarité.

Nous appelons ici chaque travailleuse et travailleur, chaque étudiant et étudiante, à se syndiquer et s’organiser pour poser les bases de la résistance sociale du prochain quinquennat. Au lendemain des 150 ans de la grande Commune insurrectionnelle de Paris, rappelons que c’est dans nos luttes, nos grèves, nos révoltes et révolutions que nous avons su et sauront faire gagner notre camp ; que nous refusons d’être à jamais des proies. Le 10 avril, on se syndique !

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