L’impérialisme est le fondement économique de la France, qui n’est rien sans l’exploitation, le pillage et la destruction des pays opprimés, notamment ses colonies et ses anciennes colonies. Le déplacement forcé des peuples victimes de l’impérialisme français en est une conséquence voulue. Leur exploitation bien ficelée est permise par le racisme qui structure chaque pas de la vie de chaque immigré de chaque génération.
Il y a quelques semaines, le conseil constitutionnel validait le budget 2026, qui actait notamment la suppression des APL (Aides Personnalisées au Logement) pour les étudiants étrangers. C’est dans une longue série d’offensives racistes du gouvernement que cette attaque s’inscrit.
Les APL représentent actuellement la seule aide sociale pour une part importante des étudiants étrangers, qui n’ont déjà pour beaucoup pas accès aux bourses et au logement. En effet, le CROUS conditionne l’obtention de la bourse pour ces derniers à la justification de 2 ans de rattachement à un foyer fiscal et de domiciliation sur le territoire national. Nous l’avions révélé récemment, le CROUS propose 2 fois moins de logements aux étudiants étrangers qu’au reste des étudiants et en empêche totalement l’obtention aux étudiants sans papiers. De plus en plus d’universités appliquent la loi raciste « Bienvenue en France » qui différencie les frais d’inscriptions des étudiants étrangers et les augmentent jusqu’à 3 770 € par an. L’obtention du titre de séjour pour un étudiant étranger est conditionnée à la preuve de bénéficier d’au moins 615€ par mois. C’est cette structuration raciste qui les condamne à la précarité, à l’arrêt des études et à la rue.
Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, se dépassant toujours plus dans ses expressions réactionnaires, déclarait lui-même qu’il ne “voulait plus accueillir d’étudiants étrangers précaires en France”.
La bourgeoisie, classe parasite, ne se cache même plus, et s’appuie sur le fascisme pour mener de plus en plus ouvertement des politiques racistes contre le prolétariat.
La bourgeoisie sait pourtant qu’elle n’est rien sans la main d’œuvre bon marché et la chair à canon que lui fournit l’immigration. À l’université en particulier, elle organise la fuite des cerveaux. Les doctorants étrangers représentent 38% des doctorants en France et une grande partie d’entre eux viennent d’anciennes colonies françaises (Liban,Algérie,Maroc…). Le sous-développement organisé de ces pays limite les poursuites d’études et les débouchés dans la recherche . La diffusion du savoir à l’échelle mondiale est verrouillée par la bourgeoisie des pays impérialistes, notamment via le système des brevets. Ce n’est qu’un aspect de l’oppression meurtrière des pays impérialistes, mais partout, la révolte gronde, et la bourgeoisie pourrait tout perdre. C’est pour cela qu’elle tremble de peur devant les révoltes de plus en plus importantes des peuples opprimés qu’elle tente de réprimer. Dans les pays impérialistes, la colère gronde aussi, et nous devons l’organiser dans nos universités. À cette ébullition s’ajoute l’intensification de la volonté d’organisation dans les lieux de travail, les quartiers populaires, les lycées, les cités U… : c’est unis que nous voulons cogner la bourgeoisie d’un coup fort. Lutter contre notre impérialisme ici, c’est aider nos camarades là-bas.
Chaque victoire face au racisme du CROUS et de l’université, chaque coup porté à l’impérialisme français, chaque chambre de cité U, chaque solution d’hébergement d’urgence et chaque aide débloquées par la lutte nous montrent la nécessité et l’efficacité de l’organisation collective. Ne nous laissons pas faire!
On le sait, l’impérialisme français est en crise et s’écroulera tôt ou tard. Avec lui tomberont chacune des lois racistes : nous rendrons coup pour coup!
Rejoins la FSE pour lutter face au racisme d’État ! Rejoins-nous dans la rue lors de la Marche des Solidarités le 14 Mars !


